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Saint-Méen-le-Grand - Église-Abbatiale Saint-Méen

L'histoire de l'abbaye de Saint-Méen, telle qu'on la connait aujourd'hui, nous permet de remonter vers plus de 1400 ans en arrière. En effet, selon des documents anciens d'hagiographie bretonne, une abbaye celtique dédiée à Saint-Jean fut initialement édifiée au VIIe siècle par un certain Mewen, frère de l'évêque Saint-Samson de Dol, avec l'approbation de Judicaël, roi de Domnonée, royaume fondé dans le nord de l'Armorique au début du VIe siècle. Alors située sur l'actuelle commune de Saint-Méen-le-Grand, l'abbaye offrit le refuge au roi, en conflit avec son frère Haëlot. Après avoir abdiqué, il s'y retire ainsi pour y vivre, jusqu'à sa mort entre 648 et 652.

Entièrement détruite par les troupes franques de Charlemagne au début du IXe siècle, l'abbaye est relevée quelques années plus tard par l'abbé Hélogar, évêque de Saint-Malo. En raison de l'invasion de Vikings en l'an 919, les reliques de Saint-Méen furent transférées à l'abbaye Saint-Florent de Saumur, celles de Judicaël, à l'abbaye de Saint-Jouin de Marnes, dans l'actuel département des Deux-Sèvres, en Nouvelle-Aquitaine.

Incendiée, l'abbaye de Saint-Méen ne sera réinvestie qu'au début du XIe siècle. Par ailleurs, les dommages furent tels qu'aucune trace archéologique de cette époque ne put être retrouvée à ce jour.

L'abbé Hinguethen de Saint-Jacut relève ainsi le monastère en l'an 1024, sous le règne du roi Alain III de Bretagne. Déplacée à environ 2 kilomètres de son emplacement initial, il est alors dédié sous le nouveau vocable de Saint-Méen. Bien qu'elle présente un patronage à la fois royal et ducal s'attachant à la fondation et la restauration de l'abbaye, celle-ci ne dispose toutefois que de domaines assez modestes. En lien avec le monastère, un prieuré fut fondé à Lohéac en 1101 par Guillaume 1er, 7ème abbé de Saint-Méen dont les reliques furent par ailleurs restituées à la maison-mère en l'an 1074, suivies par les de Judicaël en 1130.

Au XIIIe siècle, l'église-abbatiale romane était en très mauvais état et de ce fait, le transept fut reconstruit (c'était aussi probablement le cas pour le chœur), en réutilisant certaines pierres de l'ancien bâtiment. De nos jours, ne sont visibles que deux arcades dans le mur de la nef et le clocher clocher actuel qui fit l'objet d'un important remaniement. C'est au début du XIVe siècle qu'une salle capitulaire, l'actuelle chapelle Saint-Vincent (dédiée également à Notre-Dame-du-Paradis), est édifiée sur le flanc du chevet, côté sud. Le chœur est également refait une nouvelle fois au cours de cette même période.

Le premier abbé commendataire fut installé à partir de 1445. Du nom de Robert de COËTLOGON, il s'agissait d'une personnalité importante, puisqu'en 1451, il était chargé des affaires du duché de Bretagne auprès du Pape à Rome. Fils d'Olivier de COËTLOGON et de Jeanne LE BART, il meurt le 30 avril 1492 avant d'être inhumé dans la chapelle Saint-Michel au sein de l'abbatiale, où sa tombe est toujours visible aujourd'hui. Il sera rejoint par ses successeurs ecclésiastiques, nommés par les ducs de Bretagne, puis les Rois de France.

Plus tard, au XVIIe siècle, un litige de longue durée oppose les moines et leur prieur et l'évêque de Saint-Malo, l'abbé Achille de HARLAY DE SANCY, au point qu'il dut les faire chasser par la force et c'est finalement sous épiscopat de son successeur que le conflit s'achève par un arrêt du Conseil privé du Roi, suivi d'une bulle pontificale (document posant un acte juridique dans l'Église), par le Pape Alexandre VII. Ce dernier sécularisa l'abbaye bénédictine aux profit des Lazaristes, prêtres missionnaires. Ainsi, Saint-Méen accueillera le petit séminaire de Saint-Malo et ce, jusqu'à la Révolution française.

À propos des bâtiments conventuels, ces derniers ont été reconstruits par Antoine FAGON entre 1698 et 1712. À cette époque justement, l'édifice religieux menaçait ruine et il est probable que la nef n'ait plus été utilisée au cours des décennies suivantes avant que des travaux de réfection ne soient menés en 1745 au niveau du chœur, du transept nord, et la tour. S'en suit la démolition de la nef en 1771 et le déplacement du portail principal sur la façade ouest de la tour qui fera office d'entrée principale jusqu'au milieu du XIXe siècle.

Entre temps, la Révolution française arrive et l'abbaye est confisquée par l'État et déclarée "bien national" ; après cette période troublée, divers événements eurent lieu. Il faut savoir que Saint-Méen-le-Grand disposait également d'une église paroissiale dédiée à Saint-Jean. Démolie en 1807, toutes les célébrations et offices furent donc transférées à l'église-abbatiale, devenue église paroissiale en 1803. Plus tard, Napoléon 1er fit donation de l'abbaye à la commune en 1809. Toutefois, à la chute du Premier Empire, ses bâtiments monastiques furent confiés à l'évêché de Rennes, afin de les transformer en un petit séminaire diocésain.

En activité jusqu'à la loi de séparation de l'Église et de l'État en 1905, l'établissement avait été installé par Mgr de LESQUEN, évêque de Rennes, fondateur de la Congrégation des prêtres de Saint-Méen en 1825.

C'est finalement en 1850 que l'église fit l'objet d'une des modifications les plus importantes de son histoire. En raison de la destruction de l'ancienne nef, le chœur initial était devenu surdimensionné, à tel point qu'il devint la nef actuelle, "désorientant" l'édifice. En outre, le chœur et la sacristie furent déplacés sous le clocher, alors que le portail occidental fut muré et transféré côté est en devenant l'accès principal de l'église-abbatiale, tel que nous pouvons le voir aujourd'hui. Ces modifications facilitent grandement l'accès à l'édifice, car auparavant, les paroissiens et fidèles devaient, soit emprunter la porte d'entrée de l'ancien séminaire (supprimée de nos jours), soit le contourner, puis traverser le cimetière ; des contraintes qui n'étaient plus tenables avec le temps.

En 1856, le clocher fut initialement doté d'une tourelle semi-circulaire côté ouest.

L'église-abbatiale Saint-Méen étant inscrite à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments historiques depuis 1931, la tour fut restaurée en 1970 avec sa flèche à bulbe du XVIIe siècle. En revanche, la tourelle qui lui était adjointe sur le côté, fut démolie, remplacée par une fenêtre. Ces travaux ont été effectués sous la direction de l'architecte Henri COUASNON. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, le clocher fut utilisé pour abriter des prisonniers affectés aux travaux forestiers, puis des réfugiés.

À propos des anciens bâtiments conventuels, ceux-ci furent achetés par la société HLM de Rennes en 1975 afin d'y aménager 37 appartements dès 1980. Sa façade principale étant dotée d'un clocheton sans y accueillir de cloches. Tout récemment, celui-ci a été complètement détruit à la suite d'un incendie survenu en août 2024 ravageant la toiture et les combles, heureusement sans faire de victimes. Maitrisé à temps, le feu ne s'est pas propagé à l'église-abbatiale. Lors de notre visite en 2025, la toiture était encore couverte de bâches de protection, les travaux de restauration n'ayant pas encore commencé.

Vers la fin de la décennie 80, des sondages archéologiques ont été effectués sur les plafonds de la chapelle Saint-Vincent, ce qui permet la découverte de fresques datées du XIIIe ou du XIVe siècle. Ces fresques, dont les coloris s'apparentent à ceux utilisés au plafond de l'église de Malestroit, forment un cycle peint illustrant la vie de Saint-Méen. L'époque de réalisation est estimée fin XIIIe, début XIVe siècle. Par ailleurs, l'une des suppositions serait que cette chapelle ait été l'ancienne salle capitulaire des moines, mais cette théorie basée sur des similitudes d'aspects est contredite, notamment en raison de son positionnement, à l'opposé de l'ancien cloître situé côté nord. Il semble que cette partie de l'édifice était plutôt utilisée afin de garder le trésor de l'abbaye qui conservait les reliques des saints fondateurs.

Ces travaux de rénovation faisaient partie d'une campagne de restauration effectuée sous la direction de l'architecte des Monuments historiques Alain-Charles PERROT au cours des années 1980-1990, année de son classement à l'Inventaire des Monuments historiques.

Enfin, pour compléter cette présentation, je me permets de m'attarder plus précisément sur son architecture, dont je n'ai pas encore précisé les détails.

Celle-ci, très composite est en forme de croix latine à transept très saillant. Par ailleurs, la chapelle latérale Saint-Vincent fut l'ancien chœur monastique.

Historiquement, avant la démolition de la nef au XVIIIe siècle et d'être changé de sens, ses dimensions indiquées en 1646 dans le "Monasticon Benedictinum", étaient de 94 pas de long pour 15 de large : comme référence, un pas correspondant à une distance de 64cm en moyenne, cela représente environ 60m de long et à peine 10 mètres de large, ce qui suppose une nef longue et étroite. Toujours selon ce registre, la tour actuelle mesure environ 12 pas de largeur (7.5m).

Sous sa forme actuelle, la toiture de l'abbatiale a pour particularité d'être en deux sections : celles de la nef avec transept possède une charpente, alors que le chœur et la chapelle romane présentent des voûtes en ogives.

À l'entrée, devant la porte principale de l'abbatiale, nous pouvons également observer deux contreforts typiques de l'architecture romane qui faisaient initialement partie de l'ancienne construction du XIe et XIIe siècle.

Dans le transept daté du XIIIe siècle, la croisée présente quatre grands arcs brisés reposant sur des piles cruciformes avec colonnes engagées, dotées de chapiteaux avec motifs végétaux sculptés.

Parmi les tombeaux et gisants dans l'abbatiale, nous pouvons découvrir celui de Saint-Méen situé dans la chapelle de la Vierge, ainsi que celui de Pierre de COËTLOGON, qui fut le deuxième abbé commendataire après Robert de COËTLOGON. En outre, des plaques m'entionnant d'autres anciens dignitaires sont également visibles.

Les autels sur les côtés sont de style baroque. Celui de gauche, face au maître autel possède une représentation de la Sainte-Famille. En revanche, le second autel sur la droite n'est pas complet. En effet, un Christ en croix est visible, en lieu et place d'un tableau, disparu depuis. Datés du XVIIe siècle, le maître autel est quant à lui plus récent. Pour une raison qu'on ignore, celui d'origine avait été racheté en 1802 et se trouve actuellement à l'église de Plérin, dans les Côtes-d'Armor.

L’œil attentif remarquera par ailleurs que le chœur de l'abbatiale est légèrement désaxé par rapport à la nef.

Le grand vitrail de la chapelle Sainte-Anne, à gauche du chœur, est particulièrement intéressant. De style gothique, on aperçoit un blason de couleur azur et or sous la rosace supérieure qui appartenaient à Pierre MAUCLERC, dit "Pierre 1er de Bretagne", ou "Pierre de Dreux. Comme la rappellent des hermines bretonnes visibles sur le côté, ce dernier devint duc de Bretagne à la suite de son mariage à Alix de Thouars en 1213, modifiant ses armes par conséquent, afin d'y intégrer l'hermine.

Au fond de l'édifice, vous trouverez une série de trois panneaux illustrés qui détaillent le déroulement des travaux de restauration menés en plusieurs étapes. Enfin pour compléter cette riche présentation, je me dois d'évoquer évidemment le millénaire de la reconstruction de l'abbaye, fêté en 2024. Celui-ci fut l'occasion de plusieurs événements aussi bien religieux que culturels. La fête de Saint-Méen étant traditionnellement célébrée le 21 juin, les festivités ont été mises en œuvre tout le long du weekend qui suivait.

Le programme, dense, s'est déroulé ainsi : vendredi 21, eut lieu une messe célébrée par Mgr Jean BONDU, évêque auxiliaire de Rennes, suivie d'une bénédiction de la Fontaine Saint-Méen, puis une soirée musicale. Le samedi 22, fut une journée de visites guidées, conférences moments de convivialité et causerie sur la vie monastique en Bretagne. Une seconde soirée musicale était animée par le couple de chanteurs Brigitte et Jean-Paul ARTAUD. Enfin, dimanche 23 juin, point culminant du weekend, la matinée commença tôt par une marche partant de la chapelle Saint-Méen située hors du bourg, jusqu'à l'abbatiale où la célébration dominicale est présidée par Mgr D'ORNELLAS, archevêque de Rennes, en présence du Père Jean-Luc GUILLOTEL, curé de la paroisse.

À la sortie, une plaque commémorative est inaugurée et apposée à gauche du porcher d'entrée de l'édifice, marquant le souvenir du millénaire (1024-2024).

Aussi, pour ceux qui souhaiteraient visiter le monument et en apprendre davantage sur l'histoire de ces lieux, des visites guidées gratuites sont proposées avec un bénévole, sur réservation auprès de l'Office de Tourisme de la Ville. Elles peuvent se faire aussi bien individuellement, qu'en groupe. Ayant moi-même fait l'expérience à l'occasion d'un mariage, croyez-moi, vous ne serez pas déçus !


Juste avant d'enfin vous faire découvrir l'ensemble campanaire de cette abbatiale millénaire à l'histoire passionnante, je vous présente ci-dessous les nombreuses photos de l'intérieur de l'édifice, réalisées longtemps avant, puis au jour de notre visite. Vous trouverez les trois planches illustrant en détail les travaux de restauration réalisés à la fin de l'album accessible via le lien ci-dessous



Ci-après, vous pouvez consulter une série de clichés du millénaire de l'abbatiale, réalisés par Monsieur RIO, Conseiller Municipal délégué au Patrimoine, qui me les a généreusement fournies avec son accord afin d'enrichir le présent article.



Vous trouverez également un troisième lien redirigeant vers un autre album sur la chapelle Saint-Joseph. Située près de l'abbatiale à l'emplacement de l'ancienne église paroissiale, elle fut érigée en 1870 comme mémorial des soldats disparus pendant la guerre franco prussienne et servit pour les conflits suivants. Pour plus de détails, je vous renvoie au liens accessibles à la toute fin de ce présent article ; voici les photos



Les cloches

L'historique de l'ensemble campanaire de l'église-abbatiale de Saint-Méen-le-Grand est particulièrement intéressante. Bien qu'aucune documentation de l'Ancien Régime ne soit parvenue jusqu'à nous, les premières mention des cloches apparaissent dès la Révolution française. À la suite de la fermeture de l'église-abbatiale,, nous savons qu'à la date du 23 octobre 1793, le district fit réquisitionner un total de 8 cloches, provenant de l'abbaye et de l'église paroissiale Saint-Jean. Les six premières seront livrées le 29 octobre. Deux ans plus tard, les deux dernières qui restent subissent le même sort et sont descendues le 7 mars 1794 (17 Ventôse an II.)

L'église paroissiale étant démolie au début du Premier Empire, l'abbaye, dépourvue de sonneries, sera ainsi la seule à recevoir de nouvelles dames de bronze.

Le 31 décembre 1817, deux cloches fondues le 13 janvier 1818 et baptisées "André-Françoise" et "Gaspard-Agathe", respectivement la grande et la petite. Leurs parrains étaient André DROUËT DU VAUFERRIER, le père Gaspard MATHEY, Lazariste et vicaire de Saint-Méen-le-Grand, leurs marraines, Mesdames, Julie-Françoise LECHEVALIER, née de GUINGUENÉ DE LA CHANVRAIS et Agathe de CHAPPEDELAINE, née de L'ESPINE DE GRAINVILLE.

Selon une hypothèse que nous avons avancée lors de cette visite, ces cloches ont probablement été réalisées par le fondeur rennais LECOURANT. Il s'agissait en effet du seul saintier de la région considéré comme actif à cette époque.

Refondues et remplacées au prix du métal en 1859, le fondeur Paul HAVARD de Villedieu-les-Poêles est sollicité afin de réaliser trois nouvelles dames de bronze bénies par Mgr Godefroy BROSSAIS-SAINT-MARC, premier archevêque de Rennes. La plus grande, nommée "Pauline-Joséphine", reçut pour parrain Joseph DROUËT DE MONTGERMONT et pour marraine, Pauline ROUMAIN DE LA TOUCHE, Dame TORQUAT. D'après les archives, son poids était de 1051kg. Refondue avec l'ajout d'une quatrième cloche en 1935, ses deux autres sœurs furent quant à elles conservées et intégrées à l'ensemble campanaire actuel.

Ainsi, cette nouvelle grande cloche fut appelée "Marguerite-Marie" fut offerte par de généreux donateurs, dont le chanoine Bertrand de MONTGERMONT, ainsi que d'autres familles locales vraisemblablement issues de l'ancienne noblesse et bénite par Mgr René-Pierre MIGNEN, en présence des membres du clergé et de la municipalité de Saint-Méen-le-Grand. D'un poids de 977kg pour un diamètre de 1210mm, elle donne la note du Mib3.

Les cloches intermédiaires sont ainsi les doyennes de la sonnerie. La seconde, nommée "Émilie-Louise-Marie", eut pour parrain Mr Louis-Marie de KERSAUSON et pour marraine, Mme d'AUBERT, Dame DROUËT DE MONTGERMONT. D'un diamètre de 1124mm, son poids est estimé à 818kg. Elle donne la note du Fa3. La troisième, du nom de "Marie-Jeanne" eut l'abbé Jean-Marie-Joseph LEFRANÇOIS pour parrain en tant que recteur de Saint-Uniac et pour marraine, Marie LACROIX, veuve de Monsieur ESCOLAN. Pesant 519kg pour un diamètre de 996mm, elle chante le Sol3.

Concernant leur épigraphies certaines inscriptions présentent quelques défauts par endroits , ce qui explique des décalages de lettres que nous avons pu observer. Le relevé d'inscriptions est ainsi retranscrit, tel qu'il est écrit sur les cloches. En outre, les archives mentionnent également les poids suivants à propos de ces deux dames de bronze : 793.5kg pour la n°2 et 560kg pour la n°3, ce qui se rapproche des valeurs obtenues lors des mesures des cloches.

Enfin, la quatrième et dernière cloche de l'ensemble. Fondue avec la grande cloche en 1935, elle s'appelle "Anne-Louise", elle fut offerte par plusieurs familles fidèles de la paroisse, ainsi que les religieuses de la commuinauté de l'Immaculée-Conception dont Saint-Méen est la Maison-Mère. Donnant la note du Sib3, elle présente une masse de 279kg pour un diamètre de 820mm.


Nom: Marguerite-Marie Note: Mib3 Date: 1935 Poids: 977kg Diamètre: 1210mm Fondeur: André Peeters à Villedieu-les-Poêles


Inscriptions sur la cloche :


J'AI ETE NOMMEE

MARGUERITE MARIE DE St MEEN

ET REFONDUE GRACE A LA GENEROSITE DE

Mrs LE CHAN BERTRAND DE MONTGERMONT

LE COMTE DE MONTGERMONT

ANNE DE MONTGERMONT

BARONNE DE BERNON

ET DES FAMILLES AUGUSTE RIVIERE ET FILS

PIERRE FLEURY ET FILS

LETORT L ABBE

LEMOUX BECHU

CHEVALIER PIBOIN

ARSENE LEBRETON

Mme DELAMARRE Mme PIEDVACHE

Mr EDOUARD MENEGENT

JACQUIN

ET LES MISSIONNAIRES DE LAUNAY


L AN DU SEIGNEUR 1935

LE 22 DECEMBRE

J'AI ETE BENITE

PAR S. Exc Mgr MIGNEN

ARCHEVEQUE DE RENNES DOL-ET St MALO

EN PRESENCE DE

Mrs L ABBE BOUFFORT CURE DOYEN

DES ABBES GALLIOT ET DAVARD VICAIRES

DE M Mrs DE MONTGERMONT ROGER LEFRANC

MARGAT ET FLEURY CONSEILLERS PAROISSIAUX

LETORT MAIRE

DELOURME ET REGNARD ADJOINTS


Armoiries de Mgr MIGNEN :

CHRISTUS IN VOBIS

LE CHRIST EN VOUS


Signature du fondeur :

A. PEETERS ; FONDEUR VILLEDIEU


LÉGENDF DES INSCRIPTIONS :


St

SAINT

CHAN

CHANOINE

Mrs/M Mrs

MESSIEURS

Mme

MADAME

Mr

MONSIEUR

22

Second chiffre de la date gravé, le premier est en relief

S. Exc

SON EXCELLENCE

Mgr

MONSEIGNEUR


Nom: Émilie-Louise-Marie Note: Fa3 Date: 1859 Poids: 818kg Diamètre: 1124mm Fondeur: Paul Havard à Villedieu-les-Poêles


Inscriptions sur la cloche :


  • JE M APPELLE EMILIE LOUISE MARIE DE St MEEN J AI EU POUR PARRAIN Mr LOUIS MARIE DE KERSAUSON ET POUR MARRAINE Mme EMILIE MARIE CAROLINE ☛

  • D AUBERT DAME DROUET DE MONTGERMONT J AI ETE BENITE PAR Mgr GODEFROY St MARC Ier ARCHEVEQUE DE RENNES EN PRESENCE DE Mr ESNAUD CURE BRIAND ☛

  • ET TUPIN VICAIRES F ROUMAIN DE LA TOUCHE JUGE DE PAIX MEMBRE DU CONSEIL GEal DESBOIS MAIRE MEMBRE DU CONSEIL D ARent ED E BUSNEL BECHERIER OGER

  • ET DU BREIL LE BRETON FABRICIENS JUILLET 1859


Signature du fondeur :

FONDUE PA RPAUL HAVARD ; A VILLEDIEU VENDUE PAR MADIOT DE RENNES


LÉGENDE DES INSCRIPTIONS :


St

SAINT

Mr

MONSIEUR

Mme

MADAME

Mgr

MONSEIGNEUR

Ier

PREMIER

GEal

GÉNÉRAL

ARent

ARRONDISSEMENT

ED

Lire "DE"

BECHERIEROGER

Lire "BECHERIE ROGER"

PA RPAUL

Lire "PAR PAUL"


Nom: Marie-Jeanne Note: Sol3 Date: 1859 Poids: 519kg Diamètre: 996mm Fondeur: Paul Havard à Villedieu-les-Poêles


Inscriptions sur la cloche :


  • ☛ JE M APPELLE MARIE JEANNE DE St MEEN J AI EU POUR PARRAIN Mr JEAN MARIE JOSEPH LEFRANCOIS RECTEUR DE St UNIAC ET POUR MARRAINE

  • ☛ Mme MARIE LACROIX Vve DE Mr ESCOLAN J AI ETE BENITE PAR Mgr GODEFROY St MARC Ier ARCHEVEQUE DE RENNES EN PRESENCE DE Mr ESNAUD

  • ☛ CURE BRIAND ET TUPIN VICAIRES F ROUMAIN DE LA TOUCHE JUGE DE PAIX MEMBRE DU CONSEIL GENal DESBOIS MAIRE MEMBRE DU CONSEIL D ARent

  • ☛ E DE BUSNEL BECHERIE ROGER ET DU BREIL LE BRETON FABRICIENS JUILLET 1859 🖜


Signature du fondeur :

FONDUE P AR PAUL H AVARD ; A VILLEDIEU VENDUE PAR MADIOT DE RENNES


LÉGENDF DES INSCRIPTIONS :


St

SAINT

Mr

MONSIEUR

Mme

MADAME

Vve

VEUVE

Mgr

MONSEIGNEUR

Ier

PREMIER

GENal

GÉNÉRAL

ARent

ARRONDISSEMENT

P AR PAUL H AVARD

Lire "PAR PAUL HAVARD


Nom: Anne-Louise Note: Sib3 Date: 1935 Poids: 279kg Diamètre: 820mm Fondeur: André Peeters à Villedieu-les-Poêles


Inscriptions sur la cloche :


L'AN DU SEIGNEUR 1935

LE 22 DECEMBRE

J'AI ETE BENITE

PAR S. Exc. Mgr. MIGNEN

ARCHEVEQUE DE RENNES-DOL ET St MALO

EN PRESENCE DE

Mrs L'ABBE BOUFFORT CURE DOYEN

DES ABBES GALLIOT ET DAVARD VICAIRES

DE M.Mrs DE MONTGERMONT ROGER LEFRANC

MARGAT ET FLEURY CONSEILLIERS PAROISSIAUX

LETORT MAIRE

DELOURME ET REGNARD ADJOINTS


J'AI ETE NOMMEE

ANNE LOUISE DE St MEEN

ET OFFERTE PAR LES FAMILLES

FLEURY GALLAIS

BRUNOT PRIEUR

ANGE MEAL

ABBE LECUYER CURE DE St LAURENT

LES RELIGIEUSES DE L IMMACULEE CONCEPTION

LES RELIGIEUSES LES ORPHELINES ORPHELINS ET LE

PERSONNEL DE St VINCENT


Armoiries de Mgr MIGNEN :

CHRISTUS IN VOBIS

LE CHRIST EN VOUS


Signature du fondeur :

A. PEETERS ; FONDEUR VILLEDIEU


LÉGENDF DES INSCRIPTIONS :


22

Second chiffre de la date gravé, le premier est en relief

S. Exc.

SON EXCELLENCE

Mgr

MONSEIGNEUR

St

SAINT

MRS/M.MRS

MESSIEURS


Pour compléter la découverte et présentation de l'ensemble campanaire de l'église-abbatiale, je me permets de vous présenter diverses photos prises au cours de notre étude, ainsi qu'à différentes périodes avant cette visite



La vidéo


BONUS

Vidéo de la chaîne YouTube "LCB | Les Cloches Brétiliennes (et d'ailleurs)"

Nous tenons tout d’abord à adresser nos sincères remerciements à la municipalité de Saint-Méen-le-Grand en particulier Monsieur P. GUITTON, Maire de la commune, pour son accord afin de visiter le clocher de l’église-abbatiale afin d’étudier et enregistrer l’ensemble campanaire de l’édifice. Nous remercions aussi très chaleureusement Madame P. POTELOUIN pour le suivi de notre demande, ainsi que Monsieur Y. RIO, Conseiller Municipal délégué au Patrimoine de Saint-Méen-le-Grand pour son accueil et sa disponibilité pendant toute la durée de notre étude campanaire.

Pour ma part, je tiens à remercier mes deux collègues du jour, Thibaud COLLET ("Cloches d’Ille-et-Vilaine" sur YouTube) et Lucas JORET, ("Le Sonneur des Carillons"), pour avoir accepté mon invitation et pour leurs aides respectives lors de notre visite. Je les remercie également pour la mise à disposition de leur matériel, permettant de mener à bien la réalisation du reportage vidéo.


Sources des textes utilisés pour l'article :

Livret sur l'histoire de Saint-Méen et des communes environnantes : "SAINT-MÉEN-LE-GRAND - Coeur de la Bretagne historique, profonde, mystérieuse - au Pays de Montfort en Brocéliande - et Généalogie des Princes de Bretagne" ; (par Clotilde Y. DUVAUFERRIER, dépot légal 4ème trimestre 1985)

Textes personnels

 
 
 

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